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Extraits

Définition développement durable

Mais de quoi parle-t’on ?

1- DEVELOPPEMENT
C’est une notion ambiguë, à forte connotation idéologique.

La croyance dans le progrès, mission civilisatrice de l’occident, est confondue à tort avec la croissance, notion purement économique, alors que le développement implique également des échanges mentaux et sociaux dans la population, des modifications de structures économiques et sociales (GRAWITZ M).

Terme à connotation économique, qui tend à uniformiser les modes de développement. Il faut en être conscient quand on l’utilise.

2- DURABLE

Est ici la traduction choisie du mot anglais « sustainable » or si « durable » reprend bien l’idée de durée dans le temps, il ne laisse pas transparaître l’idée de « soutenable » également présente dans la notion anglo-saxonne. La traduction littérale d’un développement soutenable dans le temps n’a pas été retenue et c’est l’expression développement durable qui s’est imposée. Certains courants de pensée écologistes préfèrent cependant l’expression « développement soutenable » ou « viable » pour limiter les ambiguïtés liées à celle de « développement durable ».

L’expression « développement durable » pose donc un certain nombre de difficultés car elle peut recouvrir des réalités très différentes. Pourtant, une définition officielle existe, mais elle a été souvent été détournée ou appauvrie dans son utilisation.


AINSI, LE DEVELOPPEMENT DURABLE est défini par le rapport Brundtland de 1987 comme :

Le développement durable est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs.


Contenu de cette définition :

Besoins du présent : - souci d’équité qui doit s’étendre, en toute logique, à l’intérieur d’une même génération.
Sans compromettre les générations futures : présuppose un souci d’équité sociale entre les générations.

Dans son architecture générale, le développement durable instaure, entre un principe économique (satisfaire les besoins) et un principe environnemental (la reconnaissance des limites imposées par le milieu humain et naturel), un principe éthique, à savoir l’équité entre les générations.
Il s’agit en effet de la recherche d’une co-viabilité à long terme des écosystèmes et des modes de vie dont ils sont le support.

Dérives dans l’utilisation de l’expression :

Elle a vite été récupérée par les instances financières et politiques internationales qui l’ont « digérée » pour lui faire dire ce qu’ils souhaitaient entendre par développement durable, c’est-à-dire, faire durer le développement tel qu’il existe actuellement, y compris ses atteintes à l’environnement (ex de la pêche). Pour certains, le concept de durabilité ne signifie en fait que son contraire : une croissance illimitée sur une planète limitée.
Le concept de développement durable, tel que véhiculé par de nombreux décideurs, aborde cependant très peu toute la dimension sociale liée à ce concept. L’intégration du pôle société permet au concept de Développement Durable de retrouver sa juste valeur. Le développement durable met alors en perspective les composantes démocratie et droits humains, désarmement, paix et non violence, de même que le principe d’équité. Ce dernier est considéré d’un point de vue international (Nord/Sud), intergénérationnel (jeunes-vieux) et sociétal (lutte de classes, rapports hommes-femmes, ethnicité).

D’après la Déclaration de Rio : « Les êtres humains sont au centre des préoccupations relatives au développement durable ; Ils ont droit à une vie saine et productive en harmonie avec la nature » (principe1)
Si la préoccupation de notre environnement est au cœur du concept, celui-ci recouvre aussi la lutte contre la pauvreté, l’évolution des techniques et la viabilité des systèmes sociaux et politiques dans une perspective à long terme.

La stratégie mondiale de la conservation en 1980 affirme que la réussite du développement repose tant sur les facteurs sociaux, qu’écologiques et économiques.

Cela implique ...

SOLIDARITE - PRECAUTION - PARTICIPATION


Développement durable et développement local

L’actualité du concept nous permet d’être au cœur d’une évolution politique intéressante au niveau local.

Face à la « prise de pouvoir » de la communauté international, par le biais du marché sur la politique mondiale, des Etats se sont sentis menacés dans leur souveraineté et ont réagit pour garder leur spécificité. Le développement durable est redevenu l’outil de cette logique. Pour ce faire, le social a été remis au cœur du projet de développement.

En France, Le concept de développement durable a trouvé un écho favorable au ministère de l’aménagement du territoire et de l’environnement. En effet, le concept du développement durable permet de réconcilier les deux composantes du ministère de Mme voynet. Le ministère s’est donc assez rapidement saisie de cette opportunité et a adopté une loi en 1999 sur L’aménagement et le développement durable du territoire.

« Il n’est d’autre voie que celle du développement durable. Un développement qui concilie progrès économique, protection sociale et préservation des ressources. Une nouvelle vision du monde qui nous oblige à concevoir autrement l’aménagement du territoire ».

Cela permet de passer de la logique de marché à la logique de territoire, historiquement pionnière de l’organisation sociale et plus que jamais en charge de l’identité culturelle et de la qualité du quotidien

Les collectivités locales ont vu dans cette loi l’occasion de réagir à un contexte très fragilisant pour elles.
En effet, la mondialisation est fondée sur la demande du marché qui imposent les modes de production. Des régions entières s’inscrivent dans de la mono production pour répondre à la logique globale du marché et quand il y a une crise : cela entraîne un effondrement du tissu social).

Elles se sont inscrites dans cette logique de développement durable local :

« C’est une approche volontariste, axée sur un territoire restreint, qui conçoit le développement comme une démarche partant du bas, privilégiant les ressources endogènes.
Elle fait appel aux traditions industrielles locales et insiste particulièrement sur la prise en compte des valeurs culturelles et sur le recours à des modalités coopératives »
.

Le dévelopement durable aujourd’hui s’appuie sur les dynamiques de l’économie sociale et solidaire
Le développement durable local peut être vu comme une réponse à cette fragilité. Il permet en effet la recherche d’un équilibre local, et non imposé d’ailleurs, par le biais d’une certaine auto-suffisance qui s’appuie sur la diversification et l’intégration des activités.
La crise amène à privilégier le plan local par rapport au plan national et rencontre sur le terrain des poussées sociales, culturelles et identitaires. Le local s’approprie en quelque sorte le développement pour en faire un concept et une pratique globale, une stratégie territoriale intégrée, solidaire, durable.

Le concept de développement durable retrouve toute sa force et peut contribuer à modifier les critères de décision et les manières de décider dans une démarche de solidarité locale et globale renouvelée. (idées de participation, de responsabilité).
Dans ce contexte, toute la réflexion que nous avons mené nous permet d’être pertinent et de participer de notre place à cette évolution. Les logiques de place centrale de l’homme, de construction, de globalité et d’interaction renforcent l’idée que le développement durable et l’éducation sont indissociables et peuvent se rencontrer dans le développement durable local.

L’avènement du développement durable local permet de renforcer le lien entre le concept du développement durable et la réalité du terrain. C’est le concept qui est venu à nous et qui trouve tout son sens dans le local. Le discours et la pratique peuvent ainsi être « connectés ».

Nos outils, notre reflexion, rencontre cette démarche et c’est une occasion à saisir pour participer à cette dynamique de changement.
L’éducation au développement durable est donc partie intégrante de l’éducation à la citoyenneté.


L’EDUCATION ET LA FORMATION COMME RECOURS


En 1992, lors de Conférence de Rio, les participants identifient l’éducation comme étant l’un des outils les plus puissants pour parvenir à un avenir viable.

ELEMENTS

La transversalité
approches interdisciplinaires, pluridisciplinaires
Développer les approches systémiques
établir des liens, appréhender les phénomènes dans leur complexité
Le sens du temps et de l’histoire

L’universalité dans la diversité
Tolérance vis-à-vis des différences, diversité culturelle
La compréhension du monde réel et vivant
se reconnecter avec le réel, aller sur le terrain, développer une pédagogie active


Les sept principes qui devraient guider toute action éducative sont :

- Le principe de sauvegarde
respect des équilibres écologiques

- Le principe d’humanité
réponse aux besoins fondamentaux, équité, solidarité, respect

- Le principe de responsabilité
responsabilité individuelle et collective dans l’harmonie des sociétés et des êtres humains entre eux et avec leur milieu
- Le principe de modération
apprendre la frugalité

- Le principe de prudence
connaissance, voire maîtrise des risques présents et futurs

- Le principe de diversité
reconnaissance de la diversité des cultures et de l’expérience humaine

- Le principe de citoyenneté
citoyen de la terre

CEMEA LR
Clos Barlet 501 rue Métairie de Saysset CS 10033 - 34078 Montpellier Cedex 3
Tél. : 04 67 04 35 60

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